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Passionné par les « gens » et curieux de ce qui m’entoure, je vous propose de découvrir en galeries de portraits, la région et ses habitants.

Posts Categorized / Les visites

  • mai 27 / 2015
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Les visites

Une étoile descend sur terre

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Tous les ingrédients étaient réunis le 15 avril à l’école Saint-Jean-Baptiste de Roubaix pour accueillir Hubert Reeves, le célèbre astrophysicien québécois. Soleil, ambiance et une belle participation des élèves, parents et professeurs ont contribué à la réussite de l’inauguration d’une nouvelle « Oasis Nature ».

Une « Oasis Nature » c’est quoi donc ? 

Groupe

Le pétillant octogénaire nous explique sa démarche pour faire renouer avec la nature, les jeunes et moins jeunes, partout et quelles que soient les possibilités. Un jardin, un parc, ou un domaine, mais aussi un balcon ou une terrasse, peu importe la surface, l’important étant de respecter la nature pour la faire se développer. Hubert, président d’honneur de l’association Humanité et Biodiversité a créé ce concept « d’espace protégé » pour éveiller à la sauvegarde de la biodiversité et pour le bien de tout à chacun. Après s’être adressé aux parents en les invitant à emmener leurs enfants dans la nature, il confiait se souvenir du jour où son père l’avait amené observer les étoiles au-delà de l’heure habituelle du coucher. « Ce souvenir m’a marqué à jamais, il a sans doute contribué à ma carrière. N’hésitez-pas, faites découvrir la nature à vos enfants, ils s’en souviendront ».

Un jardin inspirant

sourire

Ces quelques heures passées ont permis aux élèves de présenter leurs expositions et travaux réalisés pendant l’année scolaire. Un beau moment de découverte et de partage et une excellente façon de concerner les parents. « Nous pouvons tous agir, c’est peut-être un petit engagement à l’échelle de la planète mais cette action simple est efficace pour enrayer la dégradation de la biodiversité locale » explique le sage. Des petites sections jusqu’aux cours moyens, tous niveaux confondus, les élèves ce sont appliqués à faire de leur pelouse un véritable jardin. Divisé en deux parties, l’endroit se compose de parterres de fleurs, de carrés potagers pour cultiver carottes, potirons, haricots et radis, puis d’un jardin artistique inspiré du jardin Mosaïc à Houplin-Ancoisne. La joie et la fierté des enfants se lisaient sur leur visage. Hubert Reeves quant à lui prenait le temps de les écouter et de les encourager, ne manquant jamais d’attention.

Aujourd’hui nous pouvons tous créer notre « Oasis Nature ». Des particuliers aux entreprises, il n’est pas nécessaire d’avoir un grand jardin. En adhérant à l’association et en respectant la charte des « Oasis Nature » qui préconise entre autres d’utiliser des techniques de jardinage douces et de privilégier des essences locales, votre espace sera reconnu et votre satisfaction sans doute importante. Des petits gestes qui préparent le futur, alors tous au jardin !

www.humanite-biodiversite.fr

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Texte et photos : Sébastien Hennebique

  • sept 09 / 2014
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Les visites

La vie d’hier au Musée des Arts et Traditions populaires

Il pleut, il mouille et même si c’est la fête à la grenouille, Léonie fait la grimace. Elle regarde sa trottinette avec une mine déconfite et se tape les mains sur les cuisses. « Qu’est-ce qu’on fait alors ? On ne va pas sortir ? », « Commence par enfiler tes baskets et suis moi, je vais te montrer comment les enfants d’hier passaient leur temps libre ».

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Direction Wattrelos. Paraît-il que le Musée des arts et traditions populaires a reconstitué une salle de classe d’entre-deux guerre et expose des jeux d’estaminets. De quoi titiller notre curiosité et faire passer nos envies de grand air.

Première surprise lorsque nous franchissons le porche, le musée se révèle bien plus grand que ce que l’on imaginait. Installé dans une ancienne ferme traditionnelle picarde de 1890, il multiplie les scènes de vie d’autrefois et nous plonge dans des temps que les moins de 20 ans (voire les moins de 50 !) ne peuvent pas connaître. « Ca sert à quoi ça ? Ce sont de vraies machines ? » lance Léonie d’entrée de jeu en montrant une baratte. « Oui, oui, elle servait à fabriquer le beurre ». Avant même de finir mon explication, je vois l’attention de la jeune écolière se détourner sur une série d’animaux empaillés. « Les combats de coqs, ah ça je sais ce que c’est ! » exprime t-elle fièrement devant une photo. « Avant, des messieurs pariaient sur des coqs ! Avec l’école, on est allé à la Piscine (de Roubaix) et il y avait un combat de coqs sur un tableau, on nous l’a expliqué ». Bien, bien. Voilà qui m’arrange. Merci Charlemagne !

Dans la salle consacrée au travail des champs et où tout se mélange, Léonie écarquille les yeux devant différents outils et machines. Je dois dire qu’un petit livret éducatif aurait pu m’aider à lui fournir quelques explications. Mais qu’à cela ne tienne, dans la cuisine, je me sens plus à mon aise pour éclairer la petite. La vaisselle, la décoration d’intérieur, le paquet de chicorée… Tout rappelle bonne maman ! Dans la chambre, Léonie apprend que la pièce servait aussi de salle de bains et de WC. « On dirait la photo de mariage de mamie et papy » s’amuse-t-elle soudain. C’est pas faux…

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Des milliers d’objets

Au fil de la visite, nous nous étonnons du nombre incroyable d’objets présentés. Les vitrines se suivent mais ne se ressemblent pas. Certains objets retiennent notre attention comme ce fer ondulateur du début Xxe. Le fer à friser ne date pas d’hier, mesdames ! La trottinette semble bien loin. Du magasin à l’estaminet, Léonie essaie de comprendre les règles de la bourle et s’étonne devant le métier à tisser. « Pourquoi toutes ces usines ont disparu ? » demande-t-elle dans l’espace consacré au textile et au peignage Amédée Prouvost. « Parce que tes vêtements sont désormais fabriqués bien loin de chez nous » pensai-je. Peut-être même par des enfants de ton âge.

Dans la seconde partie de la visite, nous découvrons les métiers d’hier : le cordonnier qui réparait à l’époque les cartables, le boucher, le bureau des douanes (Wattrelos possède 11 kms de frontière avec la Belgique !), le sabotier, le menuisier, l’imprimeur, l’horloger et même le photographe. « Ben ça alors, t’as vu, il était interdit de sourire ! » pouffe t-elle. La salle de classe avec les anciennes cartes, les petits bureaux et le tableau à craie ne la laisse bien évidemment pas indifférente. Elle s’assoit et commente la date du jour. « Nous aussi on écrit la date du jour au tableau ». Les poupées et jouets d’avant ont moins de succès hormis une trottinette vieille de plusieurs décennies… Zut, moi qui voulais lui ôter l’engin de la tête, ne serait-ce que pour quelques heures…

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Le jeu de la toupie

Mais Léonie se détourne de l’objet, elle a déjà repéré ce qu’elle voulait faire avant de partir. Un petit garçon joue avec son grand-père au jeu de la toupie et elle ne cesse de les regarder du coin de l’oeil. « Tu sais y jouer ? » lui demande le monsieur. « Non, je n’ai jamais vu ce jeu là ». « C’est simple. Tu prends la toupie, tu l’installes dans le socle, tu tires sur la ficelle, il faut faire tomber le maximum de quilles ». La voilà à l’action. Une, deux, trois… Les quilles tombent les unes après les autres. La fillette ne semble pas peu fière de son exploit. Pendant qu’elle découvre comment les enfants d’hier s’amusaient, je monte au premier étage pour comprendre l’histoire de Wattrelos. Les guerres n’ont pas épargné la commune. Les documents d’archive sont nombreux. Lorsque je redescends, je constate que ma petite brunette explique à son tour les règles du jeu à un camarade. Difficile de la faire décoller… Au final, nous aurons passé 1h30 à arpenter l’ancienne ferme transformée en musée. Les traditions d’hier nous donneront l’occasion de discuter et pourquoi pas de s’interroger sur nos habitudes et nos modes de consommation… Pari réussi, la pluie n’aura pas eu raison de notre bonne humeur !

Texte : Ludivine Fasseu

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Musée des Arts et des Traditions populaires, 96 rue François Meriaux, 59150 Wattrelos, tél. : 03.20.81.59.50.Ouvert du mardi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h et le dimanche de 10h30 à 12h30 et de 15h à 18h. Fermé le lundi, jours fériés et le dimanche matin du 1er octobre au 31 mars. Entrée gratuite.

http://www.wattrelos-tourisme.com/fr/découvertes/musée-des-arts-et-traditions-pop..html

  • fév 22 / 2014
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Les visites

Nourrir un veau à Euralille !

 

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Aujourd’hui Léonie part à la campagne à Lille. Oui, oui… à Lille. C’est un peu par hasard que nous avons découvert cet OVNI en plein cœur de la capitale des Flandres. Les quelques rayons de soleil et la relative douceur nous donnaient des envies d’extérieur. Profitons pleinement de la clémence de l’hiver, on ne sait pas ce que donnera le printemps… Une rapide recherche des fermes pédagogiques dans les alentours, nous a amenés au 14 rue Eugène Jacquet, pour découvrir la ferme Marcel Dhénin.

Cette ferme, qui fêtera ses 30 ans en 2015, se cache derrière le casino Barrière et au pied des tours d’affaires, à 50 petits mètres en retrait des axes urbains. Et pourtant, c’est la quiétude qui domine. Nichée dans son écrin de verdure, elle vous accueille par son jardin de plantes médicinales et aromatiques, cultivé dans le respect des pratiques raisonnées. « Le but est de faire le moins de rejet possible, en réexploitant l’ensemble des déchets produits, pour alimenter le compost, nourrir les animaux… » nous confie un jardinier en pleine action. Moi qui croyais connaître Lille comme ma poche !

Passée le jardin, la balade entre les enclos vous emmène à la découverte des espèces régionales : vaches et veau « Bleu du Nord » (une race avesnoise qui était à l’origine de la fabrication du Maroilles), les poules d’Estaires, les pigeons « Boulant Lillois », lapins « Géant des Flandres », pintades, moutons Boulonnais…

Nous étions aujourd’hui en balade libre, et nous avons eu la chance de rencontrer Timothée en charge de la gestion quotidienne du lieu, et des soins à apporter aux animaux.

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« Bonjour, nous allons rentrer et nourrir les animaux, vous voulez nous accompagner ? » Le sourire jusqu’aux oreilles, Léonie s’avance. « Je vous présente Image, né sous césarienne, sur place ». Un veau de 4 mois, qui boit ses 6 litres de lait en 1,30 mn top chrono. Quelle descente ! Léonie n’en croit pas ses yeux. Rencontre ensuite avec le lapin géant des Flandres, arrivé la veille : 7 kg à la pesée et une tête à faire du cinéma ! On s’occupe ensuite des ânes et chevaux, des moutons et agneaux et des deux cochons. A la question « Combien d’animaux avez-vous dans la ferme ? » Timothée nous répond du tac au tac « à peu près 1 million ! ». Euh, nous nous cherchons du regard sans comprendre. Y aurait-il une face cachée à la ferme ? Devant notre incrédulité, l’homme nous explique que chacune des 20 ruches abrite au moins 40 000 abeilles, la multiplication faite nous comprenons la blague !

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Des ateliers sont aussi prévus tout au long de l’année pour apprendre et découvrir l’univers de la ferme en s’amusant, et comprendre ce que l’on mange. Au programme des événements : naissance des poussins, triage des déchets et nourrissage des animaux, des poules… Ces ateliers sont prévus 2 fois par jour à 11h et 16h pendant toutes les vacances, sur réservation.

Pour occuper vos bambins dès ce week-end : la ferme au 03 20 06 15 12.

Nous on y retourne mercredi !

 

  • fév 17 / 2014
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Les visites

Le Palais des Beaux-Arts de Lille.

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Comme souvent avec les enfants on cherche des activités pour occuper les temps libres. Nos, peut-être, futurs médaillés olympiques, ayant aussi besoin de nourrir leurs méninges, direction aujourd’hui le Palais des Beaux-Arts. Paraitrait que le musée Lillois se visite en tablette, « Au doigt et à l’œil ». « Léonie ça te dit ? Oh oui, on y va papa ! ».

Je dois vous avouer, que ça a failli tourner court. Arrivés sur place, après un appel qui m’annonçait que les réservations pour les individuels n’étaient pas nécessaires, on nous indique que les tablettes sont en révision technique, et donc, indisponibles… Ma très chère Léonie n’avait plus le même regard.

Les choses s’arrangent finalement, un exemplaire nous attendait au fond du tiroir, c’est parti ! Conçue pour les 6-12 ans, l’application atteint son objectif : découvrir le musée en s’amusant. Nous parcourons le palais en suivant les indications de Karine, notre guide interactive, pour découvrir 7 œuvres à travers les univers de la faïence, des peintures, sculptures, de l’Antiquité au Moyen Age…

Un plan nous guide à travers les niveaux, sans nous obliger à un parcours minuté. Nous sommes libres de nos déplacements, vive la promenade et les pauses canapés !

La vraie réussite de l’application c’est le partage des connaissances, grâce au jeu et la vidéo. Avec à chaque fois une approche différente, vous découvrirez l’histoire des 7 œuvres. Vous apprendrez par exemple à lire le retable de Saint Georges, découvrirez les fonctions du «Pot Jacquot» de Belgique, et vous sentirez tout petit devant «la grande ombre de Rodin»… Bref, on vous laisse découvrir en famille !

Le mot de la fin pour Léonie qui a trouvé la visite « superbe », et  « trop courte » on venait de passer 2 petites heures sans se presser. Au fait Léonie « Ton oeuvre préférée ? C’est Cupidon ! Il lance ses flèches pour provoquer l’amour, mais sur la statue, il a été piqué au pied par une abeille ! Pourquoi celle là ma chérie ? Papa…, laisse moi tranquille… »

Ah l’amour, sujet sensible qui n’attend pas le nombre des années ! L’œuvre en question c’est «l’Amour piqué» de Jean-Antoine-Marie Idrac.

 

Nous avons aimé le très bon moment partagé, dans un univers pas toujours facile d’accès.

Le plus : le langage des signes, la voix-off et le sous-titrage sur l’ensemble du parcours, pour ne pas oublier l’accessibilité des enfants en situation de handicap. www.pba-lille.fr